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Date du 27 février au 27 mars 2016

Horaires Samedi de 14h30 à 19h00
Dimanche de 14h30 à 18h00
Et sur rendez-vous


Adresse 16, rue de l'échiquier

Téléphone 0682853230

Email galerie.echiquier@gmail.com

Vernissage le vendredi 26 février 2016 à partir de 18h30


Voir le site de l'événement

Comme une idée qui passe

 

Comme une idée qui passe
Comme une idée qui passe, légère, et va soudain accrocher le métal, le monde imaginaire de Catherine Gillet est si subtil qu'on craint de l'abîmer en le mettant en mots. Pourtant la buriniste dit être assaillie par le langage —bribes de phrases, expressions— lorsqu'elle grave, se constituant ainsi un réservoir de titres dans lequel elle puisera, une fois l'œuvre achevée.
On l'aura compris ; c'est un travail de poète où il s'agit de saisir au vol les états d'âme, les froissements du temps, les élans inconnus ou les suspens de la pensée. Tout ce qui affleure, tout ce qui bouillonne sous la surface et va creuser le cuivre en grands mouvements et touches délicates pour se cristalliser en fragments d'un monde éclaté qui tentent de se rejoindre : rondeurs, blocs de matière échoués se métamorphosant en écume évanescente, en fleurs, en herbes flottantes.
Car ici les contraires s'unissent, le plus solide et le plus fragile, le minéral et le végétal, le fixe et le mouvant : des spirales s'enroulent, des météorites menacent, des trous noirs se creusent dans la chair, des filaments tombent. La pensée devient matière, la poésie s'incarne en traits nés des tailles encrées, en ombres, points, dentelle mousseuse. La main qui tient le burin, ou le fusain et les pastels quand l'artiste dessine, se fait tour à tour puissante et légère pour aller à la rencontre de l'inconnu et donner des images d'une inquiétante douceur. Du grand art.

Laurence Paton
Paris, 24 janvier 2016

 


Exposants

Catherine Gillet